Samedi 3 mai 2008
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09:35
C'est marrant que je n'ai pas écrit plus tôt sur Mafalda...
Parce que ce petit nom m'a collé longtemps à la peau... c'était mon surnom, toutes les années collège... après je suis allée dans une autre ville... le surnom c'est envolé...
J'étais à la fois contente de ce "pseudo" dont m'avait affublée les "autres" et en même temps, ils ne me l'avaient pas donné pour me faire plaisir...
Les petites réflexions de Mafalda elles me plaisaient bien, j'aimais et j'aime toujours beaucoup son point de vue, mi angoissé mi subversif... plutôt maligne la donzelle... plutôt consciente et
engagée...
Mais les petits camarades ils voyaient la un côté plutôt ring, un peu "ma povre vieille t'as rien d'autre à penser... et puis, franchement, t'as vu comment t'es attifée..."
Ca a commencer après un cours de gym, je m'en souviens bien... vestiaires des filles... elles sortaient toutes leurs aérosols parfumés pour masquer les traces de sueur, parce que la douche c'était
trop long, froid et compliqué... je suis montée sur un des bancs, et j'ai gueulé "les chlorofluorocarbones ça pète la couche d'ozone! puer propre!! arrêtez les bombes aérosols"... Ca a fait marrer
personne... mais le lendemain on disait "alors, la mafald'... tu veux sauver la planète?"
Après l'affaire c'est doublée d'un Manolito... j'étais amoureuse de José (bon, il était portuguais... mais son père était bien épicier, il était plutôt petit et avait déjà le sens du business...).
Alors la... Mafald + Manolito = marrage éternel...
Mouais... c'était méchant comme on peut être méchant à 12 ans...
Rétroactivement (j'en ai parlé avec ma psy... qui m'a diagnostiquée enfant précoce non reconnue) je vois effectivement ça comme le signe d'un décalage de pensée, de préoccupations... les bien
pensants du premier rang me les broutaient sévère, les funzy du fond de la classe étaient bien marrants mais pas plus de 5 minutes... les taciturnes profil surdoués étaient plutôt intéressants mais
carrément lourds... et heureusement y'avait Marie... avec ses couettes et ses stylos à la fraise... son profil de gamine sage et ses manières de peste...
Ensemble on a finit par traverser le collège "en touriste" (dixit nos bulletins de notes...), la tête ailleurs...
Le fin mot de l'histoire c'est que José "Manolito" s'est recyclé dans le business de bagnoles... achetant de vieilles mercedes, les retapant et allant les vendre en Russie, en Afrique... pour se
rembourser les trajets... et que mon plus beau trip "lyon bamako en merco" on l'a fait ensemble avec une bande de peanuts... Aujourd'hui il a plein d'enfants, retape une grange et fait du
jardin...
Marie vit une vie d'artiste branché Paris avec sa petite famille...
et moi j'ai acheté les oeuvres complètes de Mafalda dès qu'elles sont sorties...
Voir des vidéos...
Par plexigirl
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Publié dans : ménagère de trente ans
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