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 reggae  décoincer

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anthropologie vagabonde

Dimanche 22 octobre 2006




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Dimanche 12 novembre 2006


Commencer à découvrir une culture par ses mots?
c'est mon essai de petit dictionnaire sur la langue romani, la langue du peuple Rrom... (si j'étais une anthropologue sérieuse je commencerais par une mise en garde sur "quel terme utiliser pour nommer ce peuple? ... Rrom, Rom, Sinti, Kalo, Romanichel, Manouche.... mais pas tzigane... Zigeuner étant le mot employé par le régime nazi pour stigmatisé ce peuple.... mais je ne suis pas une anthropologue sérieuse...)
alors j'inaugure une nouvelle catégorie "anthropologie vagabonde" sur le thème des Rroms et je l'ouvre en portant un taost :

"Bakht tu ké!", "la chance sur toi!"

La langue Rom est une descendante du sanskrit, qui avec la diaspora de ses locuteurs, s'est enrichie des vocabulaires des pays traversés et a également participé à l'enrichissement des langues d'Europe.
Le français en a bénéficié particulièrement au XIXe, notamment dans son vocabulaire argotique. Ainsi de nombreux mots sont encore utilisés sans que l'on soupçonne leur origine "bohémienne".

Par exemple :

Berge (= année) de bers
Surin (= couteau) de tchuri
Rupin (= riche) et rup ( = la roupie indienne)
Costaud (= fort) de kusto


L'argot connait encore :

Chouraver, chourer (= voler) de tchurav
Lové (= argent) de lové
Micheton (= client de prostitué ou victime d'un mauvais coup) de mishto (= bon)
Choucard (= beau) de shuchar
Trac (= peur) de trach
Tchatcher (= parler)


Le temps que je continue à illustrer mon petit dictionnaire et c'est avec plaisir que je le compléterais des mots que vous voudrez bien m'apporter!

sinon, ailleurs... d'autres initiatives ...

http://www.freelang.com/dictionnaire/romani.html   Dictionnaire Romani-Français

http://romani.kfunigraz.ac.at/romlex/  Site en anglais sur la langue Romani





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Lundi 20 novembre 2006

Il existe de nombreuses légendes sur ce peuple et leurs origines.
 
La légende du miroir brisé raconte que lorsque les tziganes sont partis de l'Inde, ils possédaient un miroir sacré qui était le symbole de leur unité. Mais un jour, en Europe, une partie de ce peuple errant voulut s'arrêter quelque temps, tandis que d'autres voulaient continuer et poursuivre leur route... Une dispute s'ensuivit, puis on en est venu aux mains et on a brisé le miroir en un millier de morceaux. A l’image de ce miroir brisé, les gitans se sont divisés en un millier de groupes, chacun emportant avec lui un éclat du miroir sacré.

Selon la légende, un forgeron gitan avait accepté la tâche que tous les autres avaient refusé d’accomplir : façonner les quatre clous qui devaient crucifier le Christ. Ayant pris conscience du sacrilège, il entame une fuite qui le conduira dans une migration sans fin, avec tout son peuple, pour échapper à cette malédiction.

Une autre version au contraire raconte qu’une vieille gitane se joignit au cortège sur le chemin du Calvaire et voyant l’angoisse sur la figure de Jésus vola un clou et le jeta au loin. Comme elle essayait de voler les autres, les soldats l’attrapèrent et la rossèrent. « Je n’ai pas volé depuis 7 ans » dit-elle. « Eh bien, je t’autorise à voler une fois tous les 7 ans » lui dit alors Jésus. C’est la raison pour laquelle on n’a utilisé que 3 clous et que les pieds du Christ sont croisés.

 

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Mardi 21 novembre 2006

























































campement des Barques, Montpellier, 1954
repros d'après photos anciennes
(copyright Lafi Bala)
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Mardi 21 novembre 2006

J’ai un frère qui court sans ses jambes et qui siffle sans sa bouche. (le vent)

S’il ne cogne pas – il meurt. (le coeur)

J’ai un frère qui n’a qu’une jambe et s’habille seulement un chapeau. (un clou)

Il  traverse l’eau mais il n’est pas humide. (un pont)

Que faisons nous tous ensemble ? (nous veillissons)




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Samedi 2 décembre 2006
ben oui, y'a pas que les Gyspsy Kings !!...

une palette musicale d'une immense diversité à l'image des pays traversés... de l'Inde en passant pas l'Egypte, de la Transylvanie à l'Espagne, d'Elvis Presley à Titi Robin,...

mais écoutons plutot....

Gypsy Soul FM (à écouter en direct...)

Gypsy Music Center

à voir également Latcho Drom de Tony Gatlif (en autre, l'ensemble de sa filmo vaut le détour!)

nous à Montpellier on a Ricao... et vous?

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Vendredi 9 février 2007




















Quelques mots, quelques phrases, quelques proverbes Rroms, quelques brindilles ...


Il est dur d’être pauvre mais il est encore plus dur d’être seul.
La Mère n’est pas celle qui accouche mais celle qui élève.
Inutilement le père ivre dit son fils :  ne prends pas d’alcool !  Ce qu’un grand fait, les petits le font après lui.
Ne me demande pas : dois-je vivre ou mourir ? Il vaut mieux que tu chantes.
L’homme honnête ne jette pas son honneur, même s’il meurt de faim.
Si je peux donner à manger à 10 personnes, je pourrais même en nourrir onze.
Celui s’aime lui même, il ne sait pas ce qu’est le bonheur.
Je ne suis pas riche des choses que j’ai ramassées mais de celles que j’ai données.
Celui veut toujours beaucoup manger ne sera jamais rempli.
Qui veut toujours justement instruire, oublie d’apprendre lui-même.
Heureux qui sait sourire.
100 personnes, 100 attitudes.
Avec la langue Rom tu parcours le monde entier, mais tu ne peux pas acheter de pain.
Celui qui n’a pas confiance en lui, il se fâche toujours avec les autres.
Ne blesse personne – la douleur, que tu causes, va venir dans ton cœur.
Chacun a sa vérité, mais seul Dieu connaît la vérité.
Le Rom est obligé de faire deux fois plus d’efforts que le Gadjo.
Le Gadjo voit le Rom comme un homme, mais seulement de loin.
Le noir veut être blanc, et le blanc lui est prêt à payer très cher pour aller à la mer se faire bronzer et devenir noir…
Le noir et le blanc ont du sang rouge.
Si quelqu’un veut m’honorer, qu’il m’accepte comme un Rom. Sinon, qu’il me laisse tranquille.
Ne ris pas si quelqu’un d’autre a le cœur navré.



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Dimanche 27 mai 2007
peut être que le prètre avait raison lorsqu'il a dit dans son prèche "amis gitans, amis gadjés, n'appuyez pas sur vos appareils photos sans réfléchir, ici c'est un jour saint, un jour de pélerinage. derrière votre appareil il y a un coeur. si vous n'avez pas la foi, vos photos seront ratées....".

ben voila, c'est pas que je suis nulle en photo c'est juste que je manque de ferveur religieuse! pourtant c'était très fort, très beau cette procession dans la ville et surtout l'arrivée à la mer. je fais de l'anthropo à l'arrachée mais (je n'y suis jamais allée attention mais j'ai vu des photos justement) ça m'a rappelé l'Inde, le Gange... je crois que c'est la première fois que j'ai mis les pieds dans ma mer avec autant de ferveur...

oui donc les photos sont ratées mais c'est normal. déjà j'avais trop à regarder en vrai! pas envie de sortir l'appareil, pas envie de voler des visages, ça me gène en fait de me poser devant des inconnus pour leur prendre une image. ensuite y'avait des caméras partout, des photoreporters dans tous les sens et bien sur des centaines d'appareil ou de téléphone portable brandis dans la foule!
c'est déréalisant à la fin, vivre les moments derrière un écran ça suffit!


alors juste quelques clichés pas top pour mettre dans l'ambiance... sortez votre coeur il fera la beauté du monde!

saintes-maries1.jpg

juste pour rappeler que toutes les gitanes sont brunes!

saintes-maries2.jpg

chut, silence, c'est du vol d'images pour pseudo prétexte esthétique

saintes-maries3.jpg

gitan, gardian

ricao.jpg

ça c'est pour dire merci à Ricao, la star en blanc!

saintes-maries7.jpg

le clin d'oeil à la niche roulotte

saintes-maries-5.jpg

bain de foule

saintes-maries8.jpg

et celle la c'est la plus jolie!


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Vendredi 1 juin 2007
hlm.JPG

Rroms, Tsiganes, Gitans, Manouches… citoyens à part entière !!

Il y a approximativement 8 à 10 millions de Rroms dans le monde. Entre 7 et 10 millions vivent en Europe. Les pays où les populations Rroms dépassent le demi-million sont la Roumanie (2,5), la Hongrie, les pays de l'ancienne Yougoslavie (1), l'Espagne (700 000), les États-Unis, le Brésil et l'Argentine. Les Rroms sont nombreux aussi en Bulgarie, en Pologne, en République Tchèque, en Allemagne, en Turquie et en Slovaquie.
Ils sont entre 300 000 et 500 000 en France.

Des Gaduliyas indiens aux roulottes en bois, des caravanes aux Peugeot Boxer, les routes du monde ont transporté six cents ans de nomadisme tsigane. L’itinérance fait partie de l’identité tsigane. Le voyage est un symbole, un honneur, une liberté : ne jamais être sur un territoire clos et borné, être en mouvement, porté en soi son territoire.
Les contraintes à payer en retour sont nombreuses : contrôles de police, expulsions fréquentes des terrains de stationnement, manque d’accueil, méfiance, difficulté à scolariser les enfants,…

Mais, des bidonvilles franciliens aux HLM roumains, ce dernier siècle a vu se sédentariser la majorité de tsiganes.
Sur 8 à 10 millions en Europe, 90% sont sédentarisés. En France 70%.

Cette sédentarisation est le résultat d’une politique multi séculaire des Etats pour « fixer » les populations nomades, mais aussi une « obligation » économique pour beaucoup de tsiganes.

En France, « gens du voyage » correspond à une catégorie de personnes désignées par le droit français comme celles dont l’habitat traditionnel n’est pas reconnu juridiquement comme un logement et du coup ils ne peuvent pas bénéficier des aides sociales qui lui sont associées.
La très grande majorité des Gens du Voyage présents en France (entre 250 et 400.000) sont de nationalité française.
Mais les gens du voyage doivent justifier d’un rattachement de 3 ans à une commune pour pouvoir voter contre 6 mois pour les autres citoyens français. Ou encore leur liberté d’aller et venir est conditionnée par la détention d’un titre de circulation qu’ils doivent présenter régulièrement aux autorités (tamponné tous les 3 mois à la gendarmerie).

Concernant le stationnement il est illégal (confiscation du permis, de la caravane) en dehors des aires autorisées (loi Besson 1990 "Toute commune de plus de 5000 habitants prévoit les conditions de passage et de séjour des Gens du Voyage sur son territoire par la réservation de terrains aménagés à cet effet).
Cette loi voulait en finir avec les stationnements sauvages engendrés par la pénurie d’aires.
Mais aujourd’hui sur les 1 739 communes de plus de 5 000 habitants, seules 358 ont une aire de stationnement et encore, bien souvent une simple aire de passage, peu aménagée, alors que les textes évoquent la nécessité d'aires destinées à un stationnement prolongé.

Les aires de stationnement sont qualifiées par les nomades, comme par les observateurs, d'aires de relégation : elles sont situées à proximité de décharges, de bretelles d'autoroute, dans des zones inondables ou aux confins de zones industrielles. Ce qui rend évidemment difficile l'exercice d'une activité professionnelle, l'accès aux commerces et aux infrastructures publiques, la scolarisation des enfants.


DOSTA ! « Ca suffit ! » (en langue romani)
Dépassons les préjugés !

Sales, voleurs de poules, voleurs d’enfants, voleurs de voitures, magouilleurs, trafiquants d’illusions, trafiquants de drogue…
Nos stéréotypes négatifs sur les Gitans sont nombreux.
Leur allure physique, la couleur de leur peau, leur parler… nous les rendre « étrangers ».
Solidaires, autonomes, vivant « entre eux » mais connaissant bien « notre monde », ils nous semble inclassables…

Et pourtant ces préjugés côtoient souvent dans notre imaginaire une forme d’envoûtement : libres, nomades, rien ne les attachent ni ne les retient… et sur la scène leurs talents sont sublimes: Django Rheinard, José Reyes, Gipsy Kings, Cameron de la Isla, Lola Flores, Tony Gatlif…

Pour lutter contre les préjugés et les stéréotypes et pour rapprocher Rroms et Gadjés, le Conseil de l’Europe porte une campagne de sensibilisation « Dosta ! ça suffit » (www.dosta.org).

Les Européens c'est moi, c'est nous... alors... ouvre ta tête et serra la main à ton voisin !

Parce que nous sommes tous différents, et alors… qu’est ce que ça change ?


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Vendredi 11 juillet 2008
Hier, j'étais à la "guinguette gitane", un repas de quartier, dans la Cité Gelly, une des zones de "regroupement" des gitans de Montpellier...













C'est pas "mon" quartier mais à partir de l'année prochaine mon gamin va aller à l'école la-bas... c'était donc histoire de s'intégrer!
C'était sympa, de grandes tables près d'une vieille chapelle réhabilitée en lieu de création culturelle, une famille gitane aux manettes de la cuisine et de la musique "les gispy catalans", des voyageurs de Grenade qui sortent les guitares, une discussion sympa avec Bouboule et Lili...
De quoi se souvenir que mon anthropologie vagabonde n'est pas terminée...

Alors voici quelques bribes d'une histoire manouche...

Repères

- 5 000 ans : originaires du Rajasthan (nord ouest de l’Inde) des Indo-Européens entrent en Inde du Nord et s'installent. Ils se métissent avec les autres peuples de l'Inde.

 

+ 800 ans : certains Indiens quittent l'Inde du Nord et se dirigent vers l'ouest. Ces Indiens émigrés s'appelleront entre eux Rroms.

Ils sont éleveurs nomades, travaillent les métaux, inventent des instrument de musique à cordes.

 

de l'an 1 000 à 1 250 : les Roma, en plusieurs groupes arrivent dans l'Empire Byzantin. Ils se déplacent à cheval avec femmes et enfants dans des chariots et ce sont des combattants. Le premier texte qui les mentionne d'une façon certaine en Europe est la description d'un pélerin : Syméon Siméonis en Crête en 1322.

 

En France

Ils sont signalés en France le 22 août 1419 près de Mâcon, à Châtillon-sur-Chalaronne.

Les premiers tsiganes, artistes et divertisseurs, étaient dotés d’une certaine aura de respectabilité (lettres de protection de monarques). Mais peu à peu ils sont dénoncés comme « mauvais garçons, trompeurs » et dès le 16e siècle, puis aux 17e des ordonnances royales  tentent de disloquer les groupes nomades et attestent de persécutions.

Au 18e avec la centralisation de l’état, ils sont pourchassés et conduits à quitter le territoire.

A partir du 19e ils sont désormais discriminés pour des raisons raciales, et beaucoup migrent vers l’Amérique du Nord et du Sud.


Tuer le nomade c'est tuer la part de rêve où toute la société va puiser son besoin de renouveau.

 

Entre 250 000 et 500 000 Tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe, ont été exterminés pendant la seconde guerre mondiale par les nazis et leurs alliés. Ce génocide souvent oublié porte le nom de Samudaripen.

 

Les Tziganes font peur depuis longtemps. De1912 à 1969 , la III République impose un carnet anthropométrique, accompagné de 2 photos et des empreintes digitales, visé dans chaque commune, à l’arrivée comme au départ. iI s’agit de pousser à la sédentarisation ceux qu’on considère comme marginaux, instables, mal contrôlables « différents ».

 

En 1940, un décret interdit la circulation des nomades sur l’ensemble du territoire, les assignent à résidence, puis c’est l’internement de tous les Tsiganes.

Au total 27 camps d’internement accueilleront des tsiganes en France.

En France, ils ne furent pas déportés mais restèrent internés jusqu’en 1946.

 

Par contre en Allemagne ils furent déportés pour raisons ethniques et tués par familles entières.

 

 

Il n'y a pas un mais des peuples de voyageurs

Les Rroms reconnaissent des divisions entre eux avec des notions de territorialité, de différences de culture et de dialecte. On peut grossièrement considérer cinq confédérations principales :

 

   1. les Kalderash (forgerons qui vinrent des Balkans, puis en Europe centrale, puis aux États-Unis, et qui sont les plus nombreux),

   2. les Gitans (appelés aussi Calé, principalement dans la péninsule ibérique, l'Afrique du Nord, et le sud de la France; réputés dans les spectacles de divertissement),

   3. les Manouches (connus aussi comme Sinti, principalement en Alsace et d'autres régions de France et d'Allemagne; souvent donnant des spectacles ambulants et gens du cirque)

   4. les Romanichels (principalement en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord).

   5. Les Domaris dans les pays Arabes notamment l'Egypte.

 

Leurs métiers

Les ancêtres indiens des Tziganes, les Gaduliya Lohars, étaient des forgerons itinérants. Ils le sont restés jusqu’à l’avènement de l’industrie.

 

Depuis 600 ans, qu’ils sont en Europe, leurs activités ont évolué en fonction de l’environnement dans lequel elles se déroulaient.

 

En Europe, les tziganes étaient souvent forgerons itinérants dans les campagnes… marchands de chevaux, menuisiers, rempailleurs, ferblantiers. Les femmes pratiquaient l’art divinatoire avec les lignes des mains.

 

Selon la tribu, la famille et le nom, on ne pratiquait pas le même métier.

 

Au début du XIXè siècle, les artisans sédentaires urbains voyaient d’un mauvais œil cette concurrence et ces activités déclinèrent peu à peu.

Tout au long du XIXè et XXè siècle, les tziganes devinrent très pauvres et durent voler pour assurer leur subsistance. Les isolements, leur marginalisation reprit de plus fort. Les tsiganes pas ou peu instruits ou qualifiés deviennent ouvriers saisonniers ou manœuvres.

 

Aujourd’hui les femmes continuent la « chine », la vente sur les marchés de vannerie, les hommes le rempaillage de chaises, le remoulage, la récupération, la « ferraille », la brocante.

Ces activités économiques « fragiles » face aux exigences de la société actuelle a pousser les gitans d’un côté vers plus d’informel ; de l’autre, avec la sédentarisation vers les emplois salariés.

 

Beaucoup d’activités traditionnelles ont disparu. Mais la musique, les fêtes foraines, le cirque (famille Bouglione) et la danse perdurent dans la tradition tzigane et quelles têtes d’affiche !! Django Reinhart, Gipsy King, Cameron de la Isla, valorisent ces arts vivants.

Les mariages et autres fêtes sont ainsi l’occasion de pratiquer ces arts.

 

Comment concilier le manque de formation, l’idéal du travail indépendant, l’insertion dans l’économie et le maintien d’une identité collective forte ?



 

 



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Tempus Fugit

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