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Publié le par plexigirl

allez aujourd'hui je tente de rattraper le "retard" dont m'accuse régulièrement les gens de la "vraie vie" qui trainent par ici... "pourquoi si peu de littérature chez plexi, exhume donc quelques feuillets de tes étagères..." etc etc

alors parce que l'on me les a conseillé recemment et qu'ils m'ont donné bien du plaisir quelques books qui il n'y pas si longtemps étaient sur ma table de nuit....


Miamy purity de Vicky Hendricks
c'est chaud, dans les vapeurs d'alcool, les déhanchements torrides et les buées d'un pressing, c'est érotique et obsédant, ça parle de sentiments, d'attentes qui si elles semblent parfois se rejoindre restent indéfectiblement individuelles... il y a du sang, de la souffrance, de l'espoir de bonheur, jamais de regrets...
certainement un livre un peu ovni pour Vicki Hendricks, entendez le meilleur de sa série...


"Sherise Parlay se fait appeler Sherri et mène une vie d'errance qui défile au rythme de ses rencontres d'un soir, quand les vapeurs de l'alcool ont excité les sens, quand la fuite du quotidien sordide passe par le contact violent et désabusé des épidermes, dans les boîtes où elle fait du strip- tease. Mais à trente- six ans, elle est bien décidée à s'extirper de la pénombre des bars et à conquérir la lumière du jour. La vie l'oblige un peu brutalement à tourner la page : elle vient de tuer son amant d'un coup de radiocassette sur le crâne et, même si elle était soûle, même si le type était une brute, il vaut mieux se faire oublier, faire le grand nettoyage. Lorsque Sherri tombe en arrêt devant le Miami- Purity, un pressing qui recherche une employée, elle se dit que c'est un clin d'oeil du destin. En franchissant le seuil de la teinturerie, elle ne sait pas encore qu'elle va plonger dans un univers de folie, de perversité et de cruauté. Elle n'est pas de taille à lutter contre Brenda Mahoney, la patronne, et encore moins contre son fils, Payne, dont le prénom - qui signifie chagrin et douleur - est à lui seul tout un programme. Dans la chaleur étouffante du pressing, dans le tintamarre des machines et l'odeur écoeurante des solvants, la vie de Sherri va prendre un tour franchement noir. "


Eboueur sur échafaud de Abdel Hafed Benotman
Il y a aussi les nouvelles de prison de Benotman... "les poteaux de torture"...

Ce mec a du en chier, ça se sent dans ses mots, dans sa poésie de survie, à vif, dans une sorte de quête de tendresse un peu desespérée.
La c'est une autobiographie et franchement c'est terrible à dire mais on préfère que ce soit la sienne de vie, la chienne, et pas la notre.
Le livre débute par le souvenir, la violence inouïe faite au corps d'un jeune gamin, d'une circoncision sans explications, ou comment le corps même est pris en tenaille, en otage, en victime. Une sorte de grand écart obscène de deux cultures qui passe la vie au rouleur compresseur.
Et puis il y a la vie, qui défile, pleine de tous petits bonheurs volés, et de vols en manigances une sorte de destinée sociale qui prend le pas sur une vie révée.



Son père le lui avait prédit «Au pire ? Tu finiras éboueur. Au mieux ? Sur l'échafaud.» Marqué par cet oracle paternel, le jeune Faraht Bounoura n'est pas bien parti dans la vie.

Entre la cruauté d'un père analphabète qui a quitté son Algérie natale pour la France au lendemain de la guerre, et la folie d'une mère à la fois victime et bourreau, les enfants Bounoura rêvent de mener une existence "normale". L'aîné a une passion pour le théâtre, il se retrouvera enrôlé de force dans l'armée algérienne. La cadette voudrait échapper à son milieu, elle s'égare dans la prostitution et la marginalité. Quant à Faraht, dit Fafa, il s'égare tout court. Jusqu'à la révolte. Et la prison. Abdel Hafed Benotman n'a pas fini éboueur. Il n'est pas non plus monté sur l'échafaud. Quelque part entre les deux, il a fait plusieurs séjours derrière les barreaux. Il a aussi beaucoup écrit, entre autres ce "roman" où il se met en scène sous les traits de Fafa, l'enfant qui se bat pour survivre au sein d'une terrifiante tribu. Sous l'humour décapant, l'émotion et la révolte affleurent en permanence, et Benotman pose des questions qui touchent de près à l'avenir de notre société.
 
Envoie moi au ciel Scotty, de Michael Guinzburg
"Je m’appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué". Première phrase et le ton, noir, violent, sans concessions est donné. Accro au krack ("Scotty" pour les intimes) Ed va tenter un chemin de croix avec les Drogues Dures Anonymes qui le menera à la rédemption de l'ange exterminateur. De la force du manque, de cette lutte qu'il s'impose à lui même, il tire, au sens littéral, sur la violence qui l'entoure, butant avec son magnum tous les dealers qui le croise.
Ca remue les tripes, ça traine dans la boue avec pourtant toujours assez d'humour morbide pour faire de l'obsession un moteur humain.
Un petit quelque chose qui m'a rappelé les films de Ferrara...


Envoie-moi au ciel, Scotty

une interview de Guinzburg si ça vous chante




ah et sinon en cours de lecture (je vais peut etre faire une rubrique, vous êtes content?)
- la vérité sur Cesare Battisti, recueil documentaire de Fred Vargas
- le jardin du bossu de Franz Bartelt
et évidement tout plein de BD mais ça c'est une autre histoire


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Publié dans Livres nOirs

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R
Si tu nous prends par les sentiments, tu vas finir par nous faire lire...Quelle chance pour les Saintes Maries ! Tu nous raconteras ?
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