Books
allez aujourd'hui je tente de rattraper le "retard" dont m'accuse régulièrement les gens de la "vraie vie" qui trainent par ici... "pourquoi si peu de littérature chez plexi, exhume donc quelques feuillets de tes étagères..." etc etc
alors parce que l'on me les a conseillé recemment et qu'ils m'ont donné bien du plaisir quelques books qui il n'y pas si longtemps étaient sur ma table de nuit....
Miamy purity de Vicky Hendricks
c'est chaud, dans les vapeurs d'alcool, les déhanchements torrides et les buées d'un pressing, c'est érotique et obsédant, ça parle de sentiments, d'attentes qui si elles semblent parfois se rejoindre restent indéfectiblement individuelles... il y a du sang, de la souffrance, de l'espoir de bonheur, jamais de regrets...
certainement un livre un peu ovni pour Vicki Hendricks, entendez le meilleur de sa série...

Eboueur sur échafaud de Abdel Hafed Benotman
Il y a aussi les nouvelles de prison de Benotman... "les poteaux de torture"...
Ce mec a du en chier, ça se sent dans ses mots, dans sa poésie de survie, à vif, dans une sorte de quête de tendresse un peu desespérée.
La c'est une autobiographie et franchement c'est terrible à dire mais on préfère que ce soit la sienne de vie, la chienne, et pas la notre.
Le livre débute par le souvenir, la violence inouïe faite au corps d'un jeune gamin, d'une circoncision sans explications, ou comment le corps même est pris en tenaille, en otage, en victime. Une sorte de grand écart obscène de deux cultures qui passe la vie au rouleur compresseur.
Et puis il y a la vie, qui défile, pleine de tous petits bonheurs volés, et de vols en manigances une sorte de destinée sociale qui prend le pas sur une vie révée.
Son père le lui avait prédit «Au pire ? Tu finiras éboueur. Au mieux ? Sur l'échafaud.» Marqué par cet oracle paternel, le jeune Faraht Bounoura n'est pas bien parti dans la vie.
Entre la cruauté d'un père analphabète qui a quitté son Algérie natale pour la France au lendemain de la guerre, et la folie d'une mère à la fois victime et bourreau, les enfants Bounoura rêvent de mener une existence "normale". L'aîné a une passion pour le théâtre, il se retrouvera enrôlé de force dans l'armée algérienne. La cadette voudrait échapper à son milieu, elle s'égare dans la prostitution et la marginalité. Quant à Faraht, dit Fafa, il s'égare tout court. Jusqu'à la révolte. Et la prison. Abdel Hafed Benotman n'a pas fini éboueur. Il n'est pas non plus monté sur l'échafaud. Quelque part entre les deux, il a fait plusieurs séjours derrière les barreaux. Il a aussi beaucoup écrit, entre autres ce "roman" où il se met en scène sous les traits de Fafa, l'enfant qui se bat pour survivre au sein d'une terrifiante tribu. Sous l'humour décapant, l'émotion et la révolte affleurent en permanence, et Benotman pose des questions qui touchent de près à l'avenir de notre société.
Envoie moi au ciel Scotty, de Michael Guinzburg
"Je m’appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué". Première phrase et le ton, noir, violent, sans concessions est donné. Accro au krack ("Scotty" pour les intimes) Ed va tenter un chemin de croix avec les Drogues Dures Anonymes qui le menera à la rédemption de l'ange exterminateur. De la force du manque, de cette lutte qu'il s'impose à lui même, il tire, au sens littéral, sur la violence qui l'entoure, butant avec son magnum tous les dealers qui le croise.
Ca remue les tripes, ça traine dans la boue avec pourtant toujours assez d'humour morbide pour faire de l'obsession un moteur humain.
Un petit quelque chose qui m'a rappelé les films de Ferrara...

une interview de Guinzburg si ça vous chante
ah et sinon en cours de lecture (je vais peut etre faire une rubrique, vous êtes content?)
- la vérité sur Cesare Battisti, recueil documentaire de Fred Vargas
- le jardin du bossu de Franz Bartelt
et évidement tout plein de BD mais ça c'est une autre histoire
alors parce que l'on me les a conseillé recemment et qu'ils m'ont donné bien du plaisir quelques books qui il n'y pas si longtemps étaient sur ma table de nuit....
Miamy purity de Vicky Hendricks
c'est chaud, dans les vapeurs d'alcool, les déhanchements torrides et les buées d'un pressing, c'est érotique et obsédant, ça parle de sentiments, d'attentes qui si elles semblent parfois se rejoindre restent indéfectiblement individuelles... il y a du sang, de la souffrance, de l'espoir de bonheur, jamais de regrets...
certainement un livre un peu ovni pour Vicki Hendricks, entendez le meilleur de sa série...

Eboueur sur échafaud de Abdel Hafed Benotman
Il y a aussi les nouvelles de prison de Benotman... "les poteaux de torture"...
Ce mec a du en chier, ça se sent dans ses mots, dans sa poésie de survie, à vif, dans une sorte de quête de tendresse un peu desespérée.
La c'est une autobiographie et franchement c'est terrible à dire mais on préfère que ce soit la sienne de vie, la chienne, et pas la notre.
Le livre débute par le souvenir, la violence inouïe faite au corps d'un jeune gamin, d'une circoncision sans explications, ou comment le corps même est pris en tenaille, en otage, en victime. Une sorte de grand écart obscène de deux cultures qui passe la vie au rouleur compresseur.
Et puis il y a la vie, qui défile, pleine de tous petits bonheurs volés, et de vols en manigances une sorte de destinée sociale qui prend le pas sur une vie révée.
Son père le lui avait prédit «Au pire ? Tu finiras éboueur. Au mieux ? Sur l'échafaud.» Marqué par cet oracle paternel, le jeune Faraht Bounoura n'est pas bien parti dans la vie.Entre la cruauté d'un père analphabète qui a quitté son Algérie natale pour la France au lendemain de la guerre, et la folie d'une mère à la fois victime et bourreau, les enfants Bounoura rêvent de mener une existence "normale". L'aîné a une passion pour le théâtre, il se retrouvera enrôlé de force dans l'armée algérienne. La cadette voudrait échapper à son milieu, elle s'égare dans la prostitution et la marginalité. Quant à Faraht, dit Fafa, il s'égare tout court. Jusqu'à la révolte. Et la prison. Abdel Hafed Benotman n'a pas fini éboueur. Il n'est pas non plus monté sur l'échafaud. Quelque part entre les deux, il a fait plusieurs séjours derrière les barreaux. Il a aussi beaucoup écrit, entre autres ce "roman" où il se met en scène sous les traits de Fafa, l'enfant qui se bat pour survivre au sein d'une terrifiante tribu. Sous l'humour décapant, l'émotion et la révolte affleurent en permanence, et Benotman pose des questions qui touchent de près à l'avenir de notre société.
Envoie moi au ciel Scotty, de Michael Guinzburg
"Je m’appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué". Première phrase et le ton, noir, violent, sans concessions est donné. Accro au krack ("Scotty" pour les intimes) Ed va tenter un chemin de croix avec les Drogues Dures Anonymes qui le menera à la rédemption de l'ange exterminateur. De la force du manque, de cette lutte qu'il s'impose à lui même, il tire, au sens littéral, sur la violence qui l'entoure, butant avec son magnum tous les dealers qui le croise.
Ca remue les tripes, ça traine dans la boue avec pourtant toujours assez d'humour morbide pour faire de l'obsession un moteur humain.
Un petit quelque chose qui m'a rappelé les films de Ferrara...

une interview de Guinzburg si ça vous chante
ah et sinon en cours de lecture (je vais peut etre faire une rubrique, vous êtes content?)
- la vérité sur Cesare Battisti, recueil documentaire de Fred Vargas
- le jardin du bossu de Franz Bartelt
et évidement tout plein de BD mais ça c'est une autre histoire
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