Mafalda

Publié le par plexigirl

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C'est marrant que je n'ai pas écrit plus tôt sur Mafalda...
Parce que ce petit nom m'a collé longtemps à la peau... c'était mon surnom, toutes les années collège... après je suis allée dans une autre ville... le surnom c'est envolé...
J'étais à la fois contente de ce "pseudo" dont m'avait affublée les "autres" et en même temps, ils ne me l'avaient pas donné pour me faire plaisir...
Les petites réflexions de Mafalda elles me plaisaient bien, j'aimais et j'aime toujours beaucoup son point de vue, mi angoissé mi subversif... plutôt maligne la donzelle... plutôt consciente et engagée...
Mais les petits camarades ils voyaient la un côté plutôt  ring, un peu "ma povre vieille t'as rien d'autre à penser... et puis, franchement, t'as vu comment t'es attifée..."

Ca a commencer après un cours de gym, je m'en souviens bien... vestiaires des filles... elles sortaient toutes leurs aérosols parfumés pour masquer les traces de sueur, parce que la douche c'était trop long, froid et compliqué... je suis montée sur un des bancs, et j'ai gueulé "les chlorofluorocarbones ça pète la couche d'ozone! puer propre!! arrêtez les bombes aérosols"... Ca a fait marrer personne... mais le lendemain on disait "alors, la mafald'... tu veux sauver la planète?"

Après l'affaire c'est doublée d'un Manolito... j'étais amoureuse de José (bon, il était portuguais... mais son père était bien épicier, il était plutôt petit et avait déjà le sens du business...). Alors la... Mafald + Manolito = marrage éternel...

Mouais... c'était méchant comme on peut être méchant à 12 ans...
Rétroactivement (j'en ai parlé avec ma psy... qui m'a diagnostiquée enfant précoce non reconnue) je vois effectivement ça comme le signe d'un décalage de pensée, de préoccupations... les bien pensants du premier rang me les broutaient sévère, les funzy du fond de la classe étaient bien marrants mais pas plus de 5 minutes... les taciturnes profil surdoués étaient plutôt intéressants mais carrément lourds... et heureusement y'avait Marie... avec ses couettes et ses stylos à la fraise...  son profil de gamine sage et ses manières de peste...
Ensemble on a finit par traverser le collège "en touriste" (dixit nos bulletins de notes...), la tête ailleurs...

Le fin mot de l'histoire c'est que José "Manolito" s'est recyclé dans le business de bagnoles... achetant de vieilles mercedes, les retapant et allant les vendre en Russie, en Afrique... pour se rembourser les trajets... et que mon plus beau trip "lyon bamako en merco" on l'a fait ensemble avec une bande de peanuts... Aujourd'hui il a plein d'enfants, retape une grange et fait du jardin...
Marie vit une vie d'artiste branché Paris avec sa petite famille...
et moi j'ai acheté les oeuvres complètes de Mafalda dès qu'elles sont sorties...

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B
bon, voilà ça y'est je suis fan de ton blog ! ça a commencé par hasard en découvrant la page où tu présentes axel prüfer... Puis de fils en aiguilles, de résistances en futilités, d'écrits en cris etc... je m'y suis bien retrouvé !
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N
Ah oui, y'a des choses dont on a du mal à se défaire. Je l'aimais bien moi aussi la la Mafalda, avec son dessin simplissime et efficace. Tu sais, y'en a plein les écoles des enfants précoces, sauf que personne n'y fais attention. Moi aussi , j'ai eu beaucoup de mal à y trouver ma place, trop gentil pour être avec les marginaux, trop différent pour être avec les premiers de la classe, bref, à part quoi... Y'a qu'en fac que j'ai pu trouver des alter ego, tout aussi glandeurs ...le trajet qu'on prend ensuite... Je dirai , libre à chacun, mais les enfants précoces deviennent souvent des marginaux, c'est à dire, e marge des attentes classiques de la société, parce qu'ils ne s'en satisfont pas. Pourquoi respecter aveuglement les règles quand on a compris qu'elles servent à l'aliénation des peuples ...Bref, très bel article sur l'enfance.  :)
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